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Spectacle
BUTO / Danse Compagnie NUBA
présente
"Désir
d'infini"
Création 2010
Durée 20 min
Commande du Musée des Confluences de
Lyon
Chorégraphie, danse : Juju Alishina
Violon : Lucien Alfonso
Costumes : Myriam Gravalon
Partenaires :
le Monastère Royal de Brou
le service d'action Culturelle de la Ville de Bourg en Bresse
Musée des Confluences de
Lyon
La Compagnie NUBA a bénéficié
de la mise à disposition de studio au CND
Vidéo
(Spectacle à Vienne)
Vidéo(Spectacle
à Bourg-en-Bresse)
PRESSE
photo: Jean-Claude Flaccomio
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Tournée en cours d'élaboration Saison 2011-2012

Juju Alishina participera le vendredi 29 avril 2011 à un spectacle
de bienfaisance organisé par l’Espace Culturel Bertin Poirée.
Ce spectacle, rassemblant plusieurs artistes Butô, est destiné
à récolter des fonds afin de soutenir le Japon dans sa
reconstruction.
Les entrée sont libres, chacun pouvant faire un don reversé
à l’Association of Medical Doctors of Asia (AMDA).
Spectacle de Danse Butô en soutien au Japon
Le
vendredi 29 avril 2011
à 20h30
Opération de solidarité "BUTO CLIP"
Collecte de fonds organisée par L'Espace Culturel Bertin Poirée
Quatre performances de
Sachiko Ishikawa, Yumi Fujitani, Nanami Kohshou et Juju Alishina.
L'Espace Culturel Bertin Poirée 8-12 rue Bertin Poirée
75001 Paris FRANCE
Réservation
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Désir
d'infini
Le spectacle « Désir d’Infini
» est une création sur commande qui s’inscrit dans
le cadre de l’exposition « Désirs d’éternité
» organisée par le Musée Confluence de Lyon, dont
la thématique est la mort, ses perceptions, ses approches…
Ce spectacle a été crée les 24 et 25 avril 2010 sur
le site du musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal (69).
Il sera présenté également le 24 juillet 2010 au
Monastère de Brou, à Bourg en Bresse, suite à une
commande du service culturel de la Ville de Bourg en Bresse.
Avec cette nouvelle création, je ne cherche pas à raconter
d’histoire, ni à aborder le travail de façon théâtrale,
mais plutôt à aboutir à une forme d’expression
plus abstraite, soulignée par une musique de Bach.
Ainsi, j’envisage d’aborder la quête de l’éternel,
en soulignant la vie : comment vivre, alors que notre passage sur terre
est si court ?
« Désir d’infini », a des limites, d’une
part, parce qu’il s’agit de danse (travail physique) et, d’autre
part, parce que nous aurons des contraintes de lieu et de temps : il s’agira
donc d’offrir au public un condensé, avec un maximum de contenu.
En chorégraphie, il est beaucoup question d’agencer des compositions.
Techniquement, je serai cette fois-ci plus à la recherche de mouvements
de danse qui n’existent pas encore.
Nous allons travailler sur le contraste entre l’éphémère
(la danse) et l’éternité.
Nuba est une compagnie habituée à jouer dans des Musées,
puisque nous avons souvent joué dans les musées Rodin, Guimet,
et au Muséum National d'Histoire Naturelle à Paris, Striped
House Museum of Art à Tokyo.
Cette commande dont la thématique est la mort, représente
un important défi en terme de création, de technicité
et d’expression d’émotions.

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Lucien Alfonso
(violoniste)
Originaire de Carcassonne, Lucien Alfonso commence le violon à
l’âge de 6 ans au conservatoire de sa ville natale. A 12 ans,
il entre au conservatoire national de Toulouse où il étudie
le violon dans les classes de Guennadi Hoffmann, et Clara Cernat, héritiers
de la technique russe de David Oistrakh et Tibor Varga. Il obtient en
2004 un diplôme d'études musicales (violon, musique de chambre,
et disciplines théoriques) et intègre le cycle de perfectionnement.
Dans le cadre de sa formation il est amené à travailler
dans les principaux orchestres de Toulouse (Orchestre National du Capitole
de Toulouse, Orchestre de Chambre de Toulouse). En 2005, il se produit
en tant que soliste avec l’orchestre du conservatoire au festival
international de jeunes orchestres à Murcia (Espagne) sous la direction
de Marc Bleuse. Il est admis la même année au conservatoire
national supérieur de Genève dans la classe de Margarita
Karafilova. Parallèlement à ses études classiques,
Lucien pratique l’improvisation dès l’âge de
15 ans et se retrouve très tôt sur la scène aux côtés
de grands artistes tels que Wynton Marsalis, Ben Harper, Nigel Kennedy,
Mathieu Chédid, Angelo Debarre. Attiré depuis très
jeune par les formes d'expressions libres, il décide en 2007 de
quitter la Suisse, et de venir à Paris pour se consacrer exclusivement
aux musiques nouvelles, musiques du monde, et aux musiques improvisées.
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2010
juillet France / Web-magazine
asiexpo
Désir d’infini (Juju Alishina)
« Ainsi la danse, fleur qui s’étiole à peine
éclose, renaît sans cesse et vit éternellement. »Gunji
Masakatsu
Dans le cadre
de l’Exposition Désirs d’éternité, rituels
pour l’au-delà (présentée jusqu’au 14
novembre au Musée Gallo-romain de Saint-Romain-En-Gal), le Musée
des Confluences a invité la chorégraphe et danseuse de Butô
Juju Alishina à se produire en solo, accompagnée par Lucien
Alfonso, violoniste, dans une création originale spécialement
conçue pour l’occasion.
Qu’en
est-il de Juju Alishina, qui appartient à la troisième génération
du butô ?
Visions fugitives : tout comme la musique, la danse est un art de l’éphémère.
Juju Alishina l’a bien compris. Mais le combat que livre le corps
contre le temps est-il perdu d’avance ? Si les mouvements, les gestes,
s’évanouissent aussi rapidement que les sons, il subsiste
pourtant quelque chose :
la danse laisse son empreinte, éveille un certain désir.
En écho au "désir d’éternité"
que l’exposition interroge, Juju Alishina a choisi d’appeler
sa création Désir d’infini. Ce désir est en
effet celui de la danse, qui non seulement réagence le corps, mais
transforme aussi l’espace. Yôko Tawada :
« Chaque ligne que ses mains et ses pieds dessinaient dans l’air
devenaient poutre ou colonne. Elle bâtit ainsi des maisons contournées,
des salles en colimaçon, des escaliers sans marches et des ponts
flottants. Série fragile et invisible de pièces »
(Opium pour Ovide, Verdier, 2002). Dans l’espace d’exposition
du musée Gallo-romain, Juju Alishina aussi a créé
ce type d’architectures fantomales, a ouvert des portes, des passages
insoupçonnés où pouvaient s’engouffrer l’imagination…
et le désir.
Face aux représentations de la mort, Juju Alishina est donc moins
intéressée par la dissolution de l’identité,
la disparition ou la métamorphose (bien que cette dernière
soit malgré tout présente dans le spectacle), que par l’affirmation
d’un élan de vie. Et cet élan c’est Lucien Alfonso
qui l’insuffle, interprétant magistralement et de manière
très personnelle des sonates de Bach.
On ne s’étonnera donc pas que contrairement à de nombreux
spectacles de danse Butô, Désir d’infini se caractérise
plutôt par une profusion de mouvements, souvent ascensionnels.
Juju Alishina nous convie à une sorte de cycle, de parcours où
le corps passe par de multiples états, avant de finalement se réconcilier
avec le monde qui l’entoure.
Ecrit
par Yann Leblanc
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